Cannabis Use Among Correctional Workers in Ontario, Canada
Prevalence, Mental Health Comorbidities, and Risk and Protective Factors Associated With Cannabis Use
- Taillieu, Tamara L.
- Ricciardelli, Rosemary
- Johnston, Matthew S.
- Carleton, R. Nicholas
- Afifi, Tracie O.
Recognizing and supporting the mental health needs of correctional workers is a public health priority. Correctional workers experience high levels of potentially psychologically traumatic event exposures, occupational stress, and mental health difficulties; outcomes associated with cannabis use in broader extant health research. However, researchers to date have not adequately examined cannabis use among correctional workers. In the present study, data stem from the Ontario Provincial Correctional Worker Mental Health and Well-being Study, which is a cross-sectional survey distributed to correctional workers in Ontario, Canada (n = 928). Descriptive statistics and logistic regressions were used to examine associations between sociodemographic characteristics, mental health comorbidities, and risk and protective factors related to cannabis use. Many correctional workers in the sample reported using cannabis in the past 6 months (19.1%), of whom 29.1% reported using cannabis four or more times a week. Mental health disorders, childhood adversity histories, occupational stressors, and stigmatizing attitudes towards mental health disclosure and help-seeking were associated with increased odds of past 6-month cannabis use (p < .05). Higher levels of social support and resiliency were associated with decreased odds of past 6-month cannabis use (p < .05). The association of cannabis use with comorbid mental health conditions, adverse childhood experiences, and occupational stress suggests correctional workers who use cannabis might represent a population at higher risk for mental health and substance use concerns that may warrant additional mental health and addictions services, education, and supports.
Reconnaître et soutenir les besoins en santé mentale des agents correctionnels est une priorité de santé publique. Les travailleurs correctionnels sont exposés à des niveaux élevés d’événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique, au stress professionnel et à des difficultés de santé mentale; ces résultats sont associés à la consommation de cannabis dans le cadre d’une recherche plus large sur la santé. Toutefois, les chercheurs n’ont toujours pas examiné de manière adéquate la consommation de cannabis chez les agents correctionnels. Dans la présente étude, les données proviennent de l’étude sur la santé mentale et le bien-être des agents correctionnels de la province de l’Ontario, qui est une enquête longitudinale distribuée aux agents correctionnels de l’Ontario, au Canada (n = 928). Des statistiques descriptives et des régressions logistiques ont été utilisées pour examiner les associations entre les caractéristiques sociodémographiques, les comorbidités en matière de santé mentale et les facteurs de risque et de protection liés à la consommation de cannabis. De nombreux agents correctionnels de l’échantillon ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des six derniers mois (19,1 %), et 29,1 % d’entre eux ont déclaré avoir consommé du cannabis quatre fois ou plus par semaine. Les troubles de santé mentale, les expériences négatives vécues pendant l’enfance, les facteurs de stress professionnels et les attitudes stigmatisantes à l’égard de la divulgation de la santé mentale et de la recherche d’aide ont été associés à une probabilité accrue de consommation de cannabis au cours des six derniers mois (p < 0,05). Des niveaux de soutien social et de résilience plus élevés sont associés à une diminution du risque de consommation de cannabis au cours des six derniers mois (p < 0,05). L’association entre la consommation de cannabis et les troubles de santé mentale comorbides, les expériences négatives vécues pendant l’enfance et le stress professionnel donne à penser que les agents correctionnels qui consomment du cannabis pourraient représenter une population à risque plus élevé de problèmes de santé mentale et de toxicomanie qui pourrait justifier des services, de l’éducation et du soutien supplémentaires en matière de santé mentale et de toxicomanie.